Une cour bien aménagée pour plus d’entente et de sécurité

 

Certaines AMO de l’arrondissement de Charleroi, par le biais CAAJ, ont fait appel à l’Université de Mons – Service sciences de la famille qui, depuis 2009 travaille sur une recherche action pour organiser la prévention de la violence dans les cours de récréation.

Ce projet repose sur 2 axes :

Axe 1 : régulation des cours de récréation :

 

L’idée du projet est d’adapter la cour de récréation en réservant à chaque type d’activité, un lieu à la fois spécifiquement aménagé et clairement circonscrit.

 

Concrètement, il s’agit de diviser l’espace de récréation (en nombre de parts souhaitées en fonction de leur réalité), respectivement délimitées à leur manière (peintures, panneaux,…). Un espace peut être spécialement prévu pour les classes maternelles.

Des règles spécifiques seront établies pour chaque territoire. Celles-ci doivent être faciles à comprendre pour les enfants et permettre à chacun de se livrer au type de jeu qu’il a choisi sans « encombrer » les autres ou « être gênés » par eux.

Les enseignants, les personnes encadrant les jeunes sont amenés à sanctionner ceux qui ne respectent pas ces règles en fonction de sanctions préalablement établies et connues par eux.

2) Mise en place d'espaces de médiation visant à résoudre les situations de conflits vécues pendant la récréation pour que les enfants puissent s'exprimer quand ils sont en difficulté.

Il s'agit de permettre à chaque enfant de disposer d'un moment de parole (entre 10 et 15 min après chaque récréation ou une heure par semaine en fonction de l'âge de l'enfant et du souhait de l'enseignant).

Durant cette médiation, il apprend à parler de ce qu'il vit et à gérer, sans violence, les confits dans lesquels il est impliqué.

En aidant les élèves à identifier leurs émotions, à parler d'eux-mêmes, l'intention de la médiation est de gérer les conflits par la parole.

 

Le but de la médiation est de découvrir des modes de résolution de la situation problématique et/ou conflictuelle, pas de désigner des responsables ou des coupables.

5 règles à respecter :

"Toute émotion peut se dire et ne peut être contredite."

 

Celui qui parle ne peut être contredite, il est libre d'exprimer ses émotions.

 

"C'est l'adulte qui donne la parole en garantissant à l'enfant qu'il pourra parler jusquau bout de ce qu'il est à dire sans risquer d'être interrompu"

 

celui qui parle ne peut être interrompu. Pour cela, l'adulte donne à l'enfant qui parle un "bâton de parole" qui signifie  qu'il est le seul à prendre la parole.

 

"On ne nomme pas, on désigne pas et on n'accuse pas..."

 

Celui qui parle ne peut désigner personne d'autre que lui-même à travers ce qu'il dit.. (On ne prénommes pas, on désigne pas directement par le nom ou indirectement par une description trop précise, on commence chaque phrase par "je" ou par le "on" indéfini/ ex: "je suis triste parce qu'on se moque de moi").

 

"L'enseignant fait appel aux ressources du groupe pour trouver une solution."

 

L'enseignant demande au groupe " que peut-on faire pour que X ne soit plus triste ou en colère?". Ainsi, c'est le groupe qui tente d'apporter une solution et non l'enseignant, seul, en imposant une manière d'agir, un comportement ou une attitude

 

"L'enseignement assure de la permanence et la récurrence de l'espace de parole."

 

L'enseignant programme les prochains séances et y vérifie comment l'émotion négative vécue par l'enfant a évolué suite aux propositions faites par le groupe classe.

Si vous êtes interessé par le projet, vous pouvez nous contacter en complétant le tableau ci-desous.

 

Source: Folder information aux parents en ce qui concerne le projet: Prévention de la violence dans les cours de récréation.

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